SERGE LETCHIMY EST LE SEUL PRÉSIDENT DE COLLECTIVITÉ À AVOIR AGIT CONCRÈTEMENT POUR UNE SORTIE CONCERTÉE DE CE SYSTÈME DE TRAITEMENT.

En 2012, La cercosporiose noire (champignon qui attaque et affaiblit les bananiers) fait des dégâts importants dans les plantations de bananes et impacte fortement la production de ce fruit d’exportation.

La méthode la plus couramment utilisée pour lutter contre ce champignon aux effets dévastateurs reste l’épandage par hélicoptère de produits fongicides, en particulier, le Banole et le Tilt. Cependant, ce mode de traitement est de plus en plus contesté et son arrêt s’annonce désormais inéluctable dans les plus brefs délais.

Le président de Région impose immédiatement le principe de précaution à l’assemblée  et propose en plénière du conseil régional  deux motions qui sont votées à l’unanimité actant ainsi la volonté des élus de voir cesser au plus vite ce moyen de traitement.

Cependant, les solutions alternatives n’existent pas ou sont peu développées. Cette situation impose l’accompagnement de la filière dans une démarche visant à protéger sa production d’un désastre sanitaire annoncé.

Parallèlement au vote de ces 2 motions, Serge Letchimy met officiellement en place une commission de concertation. Cette instance installée par la plénière de l’assemblée réunit toutes les parties concernées par ce délicat sujet  : associations écologistes, planteurs, État (ARS, DAAF,…), corps médical, instituts de recherche, office de l’eau…… Elle comprend aussi des élus régionaux issus de la majorité et de l’opposition.

Cette commission s’impose dès lors un rythme de travail soutenu. Les visites de terrain, auditions de laboratoires, d’instituts de recherche, de fournisseurs de solutions de diffusion innovantes……s’enchaînent. La feuille de route confiée à cette instance ne lui laisse que 3 mois pour annoncer des propositions concrètes de sortie à très court terme de cette méthode de traitement de plus en plus décriée : diffusion terrestre (canons sur roues,….), recherche variétale autour de plantes plus résistantes, produits alternatifs homologués, traitement manuel par coupe de feuilles infectées …

Les conclusions des travaux de cette commission qui a œuvré dans la concertation entre tous les acteurs concernés et les solutions proposées serviront de point de départ de la validation officielle quelques mois plus tard par Ségolène Royal, ministre de l’environnement, de l’arrêt de cette solution aérienne de traitement. Une pratique qui avait tout de même perduré près d’une cinquantaine d’années a la Martinique.

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